RivièreEcarlate, tu as raison de préciser pour les chutes, c'est un indicateur très parlant, mais il faut le détailler. On peut aussi regarder le taux d'escarres, qui est un bon reflet de la qualité de la prise en charge et de la prévention. Un taux élevé d'escarres, c'est souvent le signe d'un manque de personnel ou d'une mauvaise formation des équipes. Les maisons de retraite ont l'obligation de mettre en place des protocoles de prévention, mais encore faut-il qu'ils soient appliqués correctement.
Et pour compléter ce que tu dis sur les chiffres, il faut aussi se méfier des moyennes nationales. Chaque établissement est différent, et il peut y avoir de grandes disparités d'une région à l'autre. Par exemple, selon les données de la DREES (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques), le taux d'hospitalisation des résidents en EHPAD varie du simple au double selon les départements. Donc, il faut vraiment se concentrer sur les chiffres de l'établissement qui vous intéresse, et les comparer avec ceux d'autres établissements similaires dans la même région.
Un autre point important, c'est la transparence sur les traitements médicamenteux. Il faut savoir combien de médicaments sont prescrits en moyenne par résident, et quels sont les types de médicaments les plus utilisés (anxiolytiques, antidiarrhéiques, antibiotiques...). Un usage excessif de certains médicaments peut être le signe d'une prise en charge inadaptée, ou d'un manque d'alternatives non médicamenteuses. On sait par exemple que la prescription d'antipsychotiques est souvent utilisée pour gérer les troubles du comportement, mais que ces médicaments ont des effets secondaires importants, et qu'il existe d'autres approches possibles (stimulation cognitive, activités adaptées, etc.).
En tant que kiné, je suis particulièrement sensible à la question de la prévention de la dépendance. Il faut s'assurer que la maison de retraite met en place des actions pour maintenir l'autonomie des résidents, et pour prévenir le déclin fonctionnel. Ça passe par des séances de kiné régulières, mais aussi par des activités physiques adaptées, des ateliers de stimulation cognitive, et un accompagnement personnalisé. L'objectif, c'est de permettre aux résidents de rester actifs et autonomes le plus longtemps possible, et d'éviter qu'ils ne se laissent aller à la dépendance.
SavoirVins a tout dit. Le positivisme, c'est la vie! 💪🏻 Même si perso, j'avoue que j'aurais les boules si mon bracelet en lin se transformait en mini-serpillière... 😳